La plupart des indépendants que j'accompagne ont une préoccupation très concrète quand on parle d'accidents : ni la paperasse, ni les conditions du contrat, mais une question très directe — si demain je ne peux plus travailler à cause d'un accident, de quoi est-ce que je vis ? C'est une question légitime, car contrairement à un salarié, un indépendant qui se blesse ne cesse pas seulement de recevoir une fiche de paie : il cesse de facturer, et garde souvent des charges fixes qui, elles, ne s'arrêtent pas.

Que se passe-t-il si un indépendant a un accident et ne peut plus travailler

Si vous êtes inscrit au régime des travailleurs indépendants (RETA) et à jour de vos cotisations, un accident qui vous empêche de travailler ouvre droit à une prestation d'incapacité temporaire, gérée par votre mutuelle collaboratrice. Cette prestation part d'un pourcentage de votre base de cotisation, et son montant comme sa date de départ dépendent de la façon dont l'accident est qualifié : ne partez pas du principe que vous toucherez l'équivalent de votre dernier salaire si vous avez déjà été salarié.

Ce à quoi presque personne ne pense avant que cela n'arrive, c'est que cette prestation couvre une partie de vos revenus de travailleur, mais pas les charges fixes de votre activité — loyer du local, abonnements, fournisseurs — qui continuent de courir même si vous ne pouvez plus facturer. C'est pour cela qu'existent d'autres garanties, comme Assurance Commerce, pensées spécifiquement pour l'entreprise, et non pour vos revenus personnels.

Accident du travail ou accident courant : pourquoi cela compte autant

Tous les accidents ne sont pas traités de la même façon par la Sécurité sociale. Un accident du travail — celui qui survient pendant votre activité, ou même sur le trajet — bénéficie d'une couverture publique plus favorable qu'un accident considéré comme non professionnel, tant dans le montant que dans le moment où la prestation commence à être versée. Cette distinction, qui ressemble à un détail administratif, est justement ce qui détermine combien vous toucherez réellement pendant votre arrêt.

L'idée, en une phrase : le type d'accident change combien et quand vous êtes payé par la Sécurité sociale, mais une assurance accidents privée verse la prestation quelle que soit cette classification administrative.

C'est là qu'intervient une assurance accidents pensée pour les indépendants et entrepreneurs : quelle que soit la façon dont l'accident est classé par la Sécurité sociale, l'indemnité ou la rente de votre contrat se déclenche selon ce que prévoient vos conditions, sans dépendre de cette distinction administrative. C'est, en pratique, une façon de ne pas laisser votre tranquillité financière suspendue à une nuance bureaucratique.

Pourquoi la prestation publique ne suffit pas toujours à soutenir vos revenus

La prestation de la Sécurité sociale est pensée pour offrir une couverture minimale, pas pour reproduire les revenus réels d'un indépendant, qui varient souvent d'un mois à l'autre selon l'activité exercée. Si votre chiffre d'affaires mensuel dépasse largement cette base de cotisation, l'écart entre ce que vous gagniez avant l'accident et ce que vous percevez pendant l'arrêt peut être considérable, précisément au moment où vous avez le moins de marge pour l'absorber.

  • La prestation publique dépend de votre base de cotisation, pas de vos revenus réels d'indépendant.
  • Le type d'accident — professionnel, sur le trajet ou non professionnel — change combien et quand vous commencez à être payé.
  • Les charges fixes de l'activité ne sont pas couvertes par la prestation d'incapacité temporaire.
  • Une assurance accidents privée s'ajoute à la prestation publique : elle ne la remplace pas et n'en dépend pas.

Capital unique ou rente mensuelle : deux façons de protéger vos revenus

L'une des questions qu'on me pose le plus souvent au sujet de Protection Entrepreneur est de savoir s'il vaut mieux recevoir un capital unique ou une rente mensuelle pendant la durée de l'invalidité. Il n'y a pas de réponse unique : un capital unique donne une marge de manœuvre immédiate, tandis qu'une rente mensuelle étale cette protection dans le temps, avec une continuité au profit de vos bénéficiaires selon certaines formules si l'accident avait des conséquences plus graves. Le produit permet de combiner les deux, dimensionnées selon vos revenus réels et vos charges, pas selon un barème générique.

De plus, si l'accident survient en allant voir un client ou en déplacement professionnel, le contrat inclut une indemnité supplémentaire spécifique pour accident de la circulation, quelque chose que la couverture publique ne reconnaît pas toujours de la même façon.

Ce que couvre et ne couvre pas une assurance accidents pour indépendants

Autant être claire dès le départ : cette assurance ne remplace pas une assurance santé et ne couvre pas la maladie courante, et elle ne couvre pas non plus directement les charges courantes de votre activité pendant votre arrêt. Ce qu'elle fait, c'est protéger vos revenus personnels en cas d'accident, avec une indemnisation pour invalidité, des options de rente et d'indemnité différée, et une indemnité supplémentaire en cas d'accident de la circulation. Vous pouvez consulter le reste des garanties pensées pour le quotidien sur le hub Accidents , qui comprend aussi Accidents Femme et Accidents Express.

Avant de vous conseiller quoi que ce soit, mon travail consiste à comprendre ce qu'est réellement votre activité, quelles charges vous avez et ce qu'il faut protéger en premier, pour dimensionner le capital et la rente à partir de données réelles, pas d'un chiffre au hasard.

Et si ce qui vous préoccupe n’est pas seulement vos revenus, mais ce qu’il adviendrait de vos proches, je compare ici l’assurance obsèques et l’assurance vie.